GEORGE MICHAEL - INTERVIEW AVEC DARREN KELLY DE HEART FM !!

Publié le par Georgiafan

GEORGE MICHAEL - INTERVIEW AVEC DARREN KELLY DE HEART FM !!

A nouveau nous remontons dans le temps avec une interview de George Michael, dans cette interview il fait une allusion à Elvis Presley, ainsi que Paul Gascoigne. ( Pour ceux qui ne connaissent pas, c'était un footballeur professionnel Anglais )

-  GM  -  "  En y réflechissant, Elvis souffrait un peu du syndrome de Paul Gascoigne. Un homme incroyablement talentueux, mais pas forcément très intelligent. Et je pense qu'on peut dire la même chose de nombreux grands talents manipulés à l'extrême par la machine à fric qui les entoure, au point que leur vie est ruinée. Ce risque existe toujours avec un talent majeur. Et j'aurais dû comprendre que, pour, maintenir ma carrière à flot, il faut constamment...enfin, il y a deux choses. Premièrement, il faut creuser toujours plus profondément pour trouver la vérité, et cela permet de progresser. Plus on s'investit, plus on peut insuffler d'honnêteté dans la musique, et ainsi toucher les gens. C'est le but, se rapprocher toujours plus de la vérité... L'autre chose, et c'est essentiel, c'est de préserver votre santé mentale pour pouvoir continuer à faire ce que vous faites. Tant de personnes extrêmement talentueuses semblent perdre l'accès à leur talent, car je ne crois pas qu'on perde son talent. Je pense qu'on perd simplement l'accès à celui-ci, la capacité de s'y connecter. La célébrité et tout ce qui accompagne un grand succès, le fait d'être une sorte de machine à cash, je pense que tout cela représente une menace incroyable pour la création artistique. Et j'en ai toujours été convaincu... Je ne peux que remercier ma mère de m'avoir inculqué cette peur de l'excès. Du coup, j'ai compris que pour moi, la voie à suivre a toujours été de me demander si j'étais heureux, si j'écrivais bien, ce genre de choses... Ces dix dernières années ont été très difficile car j'ai traversé des épreuves qui ne me concernaient pas, qui ne venaient pas de moi. J'ai vécu des deuils sur lesquels je n'avauis aucune prise. J'ai traversé toutes sortes de choses qui étaient hors de mon contrôle. Mais j'ai quand même réussi à évoluer personnellement. Je suis bien plus heureux qu'avant, car je me suis concentré sur ma vie et sur les personnes qui m'entourent, j'ai construit et entretenu de bonnes relations. Impossible de faire tout ça si on cherche à faire la une de Heat Magazine chaque semaine, vous savez. C'est impossible. Et si vous n'évoluez pas sainement, vous risquez de perdre ce qui plaisait aux gens au départ... Voilà donc mon parcours... et ça demande beaucoup de réflexion et beaucoup de " non ". Il faut dire " non " énormément, même si, vous savez dire " non " risque de créer du ressentiment dans les médias. C'est ce qui me récompense, je crois, puisque je peux encore écrire des chansons que les gens ont envie d'écouter. "

-  DK  -  Vous avez écrit " Shoot the Dog ". Le regrettez-vous d'une quelconque manière ? C'était une chanson antimilitariste. J'essaie de la comparer à " Mothers Pride ", qui racontait une histoire similaire, vous savez, du point de vue d'une famille, d'une mère. Vous avez opté pour la voie politique avec Tony Blair et George Bush. Pensez-vous qu'une autre organisation comme " Mothers Pride " aurait pu faire l'affaire ?

-  GM  -  "  Non, non. Je n'aurais pas été agressé... si ? J'ai été sérieusement agressé, et le fait qu'il y ait une frénésie de gens qui sautaient partout sur la tête de George Michael parce que bon, bon sang, oui, il avait peut-être vraiment fait une grosse bêtise cette fois-ci... C'est bien beau que ça m'ait blessé. En fait, ce qui m'a le plus blessé, c'est que personne ne soit venu à ma défense. Cela, m'a vraiment blessé... Oui, personne...même en évitant la politique. Personne ne s'est levé pour dire : " Ecoutez, la liberté d'expression, ce n'est qu'une vidéo, vous savez. C'est une satire, vous savez, ce que tout le monde... ce qui, en réalité, était le cas... La télévision 2D faisait la même chose tous les samedis soirs, mais pour une raison ou une autre, le fait que je le fasse était absolument scandaleux. ".... Mais comme je l'ai dit, j'étais blessé d'un côté, de l'autre, j'étais vraiment content qu'ils m'aient attaqué avec autant de vigueur, suffisamment pour que le sujet soit mis en avant. Et la vérité, c'est que le gouvernement ne voulait pas aborder la question irakienne avant septembre. Parce qu'il pensait, tout comme Bush, qu'en liant les attentats du 11 septembre à l'équation, il pourrait convaincre l'opinion publique. Et la vérité, c'est qu'à la fin... Si je parle du Jubilé et de la Coupe du monde à la fin de " Shoot the Dog " c'est parce que je parle de ces événements dont le gouvernement de l'époque était manifestement très reconnaissant, car ils occupaient tout le monde... La réponse à cette question est : non, je ne le regrette pas une seconde. Les critiques que j'ai reçues en valaient la peine, car je croyais sincèrement faire partie de ces nombreuses personnes qui criaient haut et fort au public qu'il fallait être vigilant et sceptique. Et je pense que nous avons atteint notre objectif...enfin, nous n'avons pas réussi à...vous savez... C'est terrible que nous n'ayons pas réussi à l'arrêter. Que cette immense mobilisation de l'opinion publique n'ai pas suffi à le faire changer d'avis... mais, même si je me sens vraiment vaincu de voir tant de gens mourir encore, je pense que c'était probablement la chose la plus constructive que j'ai jamais faite de ma vie. Alors non, je ne regretterai jamais. "

Bonne lecture à tous !

 

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L
Bonjour Christiane et les lovelies! Merci à George d'avoir tenté de faire bouger le monde politique à travers la musique, c'est un moyen qui peut toucher énormément de monde. <br /> Comme d'habitude il se montre honnête, généreux et fidèle à ses convictions. Bonne journée à tous et à toutes!
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G
Bonjour Laurence, excuse moi de ne te répondre qu'aujourd'hui, en ce moment j'ai des problèmes avec over-blog, je n'ai vu ton commentaire que ce jour. Je me demande, si George était encore de ce monde, quelle serait sa réaction au vu des évènements actuels. Tu a raison Laurence, dans ses interviews George répondait toujours avec honnêteté, encore une grande qualité qu'il possédait. Bonne fin de journée