Brigitte, une fan inconditionnelle de George Michael , nous raconte, photos à l'appui, sa visite à Londres, pour la mise aux enchères de certains objets ayant appartenu à George Michael.
- Brigitte - " Certains objets personnels de Siobhan Bailley, l'assistante personnelle de George depuis 1984, sont mis aux enchères ce jeudi 29 octobre. Notamment la fameuse guitare qu'on voit dans la vidéo de " Faith ". Je suis donc contente d'avoir pu me rendre à Londres samedi 24 et dimanche 25 octobre afin d'aller voir ces magnifiques objets. L'eurostar n'était pas possible cette fois-ci, donc, j'ai pris pour la première fois le Flixbus. C'est certes très long, mais je suis arrivée juste pour l'ouverture de la galerie. Je vous laisse admirer quelques uns des objets exposés. "
- Brigitte - " Sans oublier la pièce maîtresse la guitare "
-- Brigitte - " Après j'en ai profité pour aller à la chasse des publicités pour le film " Faith " un peu partout dans les couloirs du métro. Et évidemment passer par Hihgate et y déposer une rose blanche sur le banc au Waterlow Park, en hommage à George... Deux journées vite passées, il était déjà temps de reprendre le bus pour rentrer à la maison. Je vous embrasse très fort les lovelies. Prochaine étape l'avant première au Grand Rex. Bisous, Brigitte. "
Merci à Brigitte pour ce partage qui nous a fait rêver.
MISE A JOUR CE 30 NOVEMBRE.
La guitare avec laquelle George Michael a joué dans son clip " Faith " de 1987 a été vendue aux enchères pour 180.000 £. Elle figurait parmi plus de 30 objets mis aux enchères.
La vente a rapporté un total de 238.000 £, hors frais d'acheteur.
Il y a des pop stars qu'on n'a plus besoin de présenter, et des concerts que personne n'a jamais vraiment pu voir dans de bonnes conditions... George Michael : " The Faith Tour ", réunit les deux.
Le film nous ramène au légendaire concert donné par George Michael en 1988 sur la scène du Palais Omnisports de Paris-Bercy, en pleine tournée Faith, celle qui a battu tous les records. Le montage s'appuie sur des pellicules 35 mm récemment redécouvertes et promet des images et des sons jamais vus ni entendus jusqu'ici. Et c'est bien là tout l'intérêt. L'ambition affichée est claire, tranformer un moment culturel marquant en spectacle de cinéma. Avec en ouverture la caméra de Mary McCartney. On y découvre, là encore, des images et des enregistrements inédits datant de 1986 à 1988, autrement dit les deux années durant lesquelles George a écrit l'album " Faith "avant de l'emmener sur les routes... L'idée est maligne. Un film de concert est en soi un sommet, mais un sommet se mérite, et ce prologue promet justement de montrer le chemin... L'intention, en tout cas, est sympathique : montrer non seulement la star, mais aussi l'homme derrière elle.
George Michael au sommet...Pourquoi cette époque ?
George Michael a été l'une des pop stars les plus influentes de sa génération, inutile de le rappeler à quiconque l'a entendu chanter, sur disque ou en live. Sa voix puisait dans la soul noir américaine, d'une précision technique redoutable et d'une émotion à fleur de peau, et son talent de compositeur a façonné toute une époque... La période " Faith " marque en plus un virage singulier, c'est le moment où le George d'après Wham! fait ses preuves en solo, et ou, selon la présentation du film, il est au sommet de sa puissance créatrice. Blouson de cuir, lunettes noires, déhanché, et derrière tout ça une voix impossible à contrefaire. C'est l'une des périodes les plus passionnantes de la pop, parce qu'elle mêle l'assurance d'un artiste et le moment précis où il décide de qui il veut être. Si le film parvient à rendre cette double facette, la partie est gagnée. Tout se joue là. Espérons que l'on entendra encore la foule, l'acoustique de la salle, les petites imperfections, parce que c'est ce qui fait d'un concert un concert, et pas un album studio mis en images. Soyons honnêtes, un film de concert n'a pas d'histoire au sens classique, et ceux qui espérent un arc dramatique ou de grandes révélations documentaires risquent dêtre déçus. Enfin, il y a le piège de la nostalgie. Ce genre de film traite parfois son héros avec tant de déférence qu'il finit par le figer en statue. Or George Michael était bien plus vivant, bien plus insolent que ça. Espérons qu'on ne l'a pas oublié en salle de montage.
C'est un film de concert avant tout, sans récit classique. Les fans et les amateurs de pop des années 80 y trouveront leur compte, les autres pourraient trouver la durée exigeante... Sans hésiter, et je le pense il faut retourner, si possible, en 1988 avec George à Bercy. Face à un film de concert, la seule vraie question est de savoir si la voix vit encore à l'écran, et chez George Michael, la voix était tout...
Etes-vous prêts pour une soirée dont vous vous souviendrez longtemps ?.... Pour ma part j'ai hâte d'être devant l'écran, et de pouvoir revivre ce concert...💖
Le single " Faith " est sorti il y a 39 ans , un 12 octobre 1987 . Au Royaume-Uni et à l'échelle internationale. Et le 30 octobre 1987 sortait son premier album " Faith "
Lorsque George Michael parlait de son premier album solo " Faith " au magazine RollingStones.
- GM - " Je vous jure que lorsque je suis sur scène, je profite de chaque instants, mais je ne peux pas m'empêcher de redouter ce qu'il se passerait si je laissais toute cette énergie retomber. Je sais très bien qu'il suffit de quelques fausses notes pour que l'atmosphère change radicalement... Je suis extrêmement fier de " Faith" mais je n'aurais jamais pensé un seul instant que cela détrônerait Wham!... Ma carrière a été parsemée d'accidents. Je me suis parfois retrouvé à trébucher sur un bon son. Mon salut réside dans le fait que je sais reconnaître s'il faut trouver un écho particulier chez mon public."
Il s'est classé n°1 aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, aux Pays-Bas, n°2 au Royaume-Uni, mais seulement 22e en France.
Oeuvre fondatrice de la carrière de George Michael l'album " Faith "est un énorme succès qui s'écoulera à plus de 20 millions d'exemplaires engendrera Six tubes et marquera bien au-delà de sa décennie en étant cité comme l'un des meilleurs albums de tous les temps.
Pour les 10 ans de la mort de George Michael, un livre original, à la fois biographique, essai et récit personnel documenté et passionnant sur l'un des derniers grands génies de la pop. Un hommage a ce créateur hors-norme, trop souvent sous-estimé, qui a aussi façonné son époque.
Le monde entier connaît son nom. Le monde entier fredonne l'intro de saxophone de..." Careless Whisper "
Se lève frénétiquement dès que que retentissent les claquements de doigts de " Wake Me Up Before You Go-Go " ou le refrain de " Freedom ".
Pourtant le monde entier, conquis par sa musique, refuse encore à George Michael la place qui lui revient : celle d'un Authentique Genie Pop, d'un artiste torturé" qui a su faire voler en éclats les préjugés sociaux et sexuels. Un nom qui respire à la même altitude que Prince, Stevie Wonder, ou David Bowie.
Avec ce livre, et tout juste 10 ans après le décès du chanteur, Sathnam Sanghera, propose une plongée fascinante dans la vie et le travail de George Michael. Il met en lumière son incroyable exigence musicale, son sens de l'innovation, son courage aussi, pour imposer son image de Star homosexuelle. Et si ce livre vise juste, c'est par son érudition, sa finesse d'analyse, mais surtout par sa dimension personnelle, également fils d'emmigré installé en Angleterre, Sanghera a vécu l'ascension de son idole comme une véritable libération intime.
Cet ouvrage, un bet-seller en Angleterre salué par l'ensemble de la critique, est donc à la fois un hommage et un plaidoyer, un trône et un tombeau.
En pré-commande à la FNAC (- au prix de 23e version broché et Ebook à 15e99.)
Ce livre est en version française. La sortie est prévue le 8 octobre 2026.
Le chanteur américain Sombr, a porté la veste en cuir originale de George Michael lors des MTV Vidéo Music Awards (VMAS 2026). Sombr a ouvert le medley hommage àGeorge, marquant les 10 ans de sa disparition et préparait aussi les 40 ans de " Faith ", le premier album solo, sorti en 1987.
Sombr a interprété : " Faith" et " Father Figure ". George Michael a porté cette veste pour la première fois en 1988 lors de sa tournée mythique " Faith Tour " ainsi que dans la célèbre pub pour Diet Coke en 1989. La veste en cuir noire Harley-Davidson.
George Michael avait construit une grande partie de son image solo autour de " Faith ", du blouson en cuir aux lunettes et à la guitare. En réutilisant une pièce authentique plutôt qu'une reproduction, les organisateurs de la soirée hommage, hier soir, ont transformé le costume en objet de transmission entre deux générations d'artistes.
- Sombr - " La musique de George est toujours aussi actuelle et intemporelle. J'ai grandi en écoutant sa musique et il a été une immense source d'inspiration pour moi. Le fait qu'il ait écrit, produit et interprété toute sa musique est une grande source d'inspiration pour moi, car je fais de même. Il avait 19 ans lorsqu'il a connu un succès international. ... J'aurais tellement aimé le rencontrer. George était une véritable Icône, non seulement grâce à sa musique et à ses compositions intemporelles, mais aussi grâce à son style... Porter une veste devenue si emblématique de cette époque était assez surréaliste et un véritable honneur... Je ne pouvais pas refuser lorsque l'on m'a proposé de prendre part à cet hommage. C'est une légende. "
Pour célébrer ka journée nationale de l'album ( National Album Day ), qui aura lieu le : " Samedi 17 octobre ", l'album " Listen Without Prejudice Vol 1 " est réédité en édition limitée sur vinyle noir et rose moucheté.
George Michael sera honoré lors des MTV Video Music Awards, dimanche.
Parmi les artistes qui rendront hommage au chanteur disparu on retrouve, Raye, Sombr, Teddy Swims. Si les titres qui seront interprétés restent encore inconnus, on espère que des classiques comme : " Father Figure - 1987 ", et " Careless Whisper " Wham! seront au programme. N'oublions pas que cette année sera marquée par la sortie en salles, du documentaire " George Michael. Ther Faith Tour ".
George Michael, à la voix soul, qui nous a quitté le 25 décembre 2016, a vendu plus de 100 millions de disques au cours de sa carrière.
George Michael a remporté 16 MTV Video Music Awards (VMA) et MTV Europe Music Awards (EMA) durant sa vie, dont quatre prix. Il a reçu le Video Vanguard Lifetime Achievement Award en 1989 et le prix de la meilleure réalisation pour " Father Figure " en 1988. En 1993 " Papa Was a Rollin' Stone ", a reçu le prix du public international aux EMA, et il a également remporté ce prix pour " Fastlove " en 1996.
Le voyage de Wham! en Chine en 1985 a toujours eu quelque chose de surréaliste. George et Andrew Ridgeley semblaient être des visiteurs extraterrestres dans les rues de Pékin, leurs coiffures bouffantes et leurs tenues extravagantes les distinguait des vestes Mao et des uniformes ternes des Chinois qu'ils croisaient.
Pourtant, pour George Michael et Andrew Ridgeley, la tournée visait moins à élargir leurs horizons culturels qu'à répondre à une logique commerciale pragmatique orchestrée par leur manager , Simon Napier-Bell, elle était conçue pour créer un tel phénomène international qu'elle les propulserait au rang de stars aux Etats-Unis sans qu'ils aient à subir l' épuisante tournée de 90 dates dans des salles de concert, ce qui aurait pu mettre la voix de George Michael en danger.
- AR - " Et ça a marché... Quand l'idée a été proposée à George et moi, je n'y croyais pas une seconde. Je n'étais pas emballé, mais George était inflexible : il ne fallait pas faire de tournée aux Etats-Unis, malgré tous les efforts que cela impliquait. C'était un choix cornélien : la Chine ou rien. A contrecoeur, j'ai accepté. Mais au final, nous avons atteint notre objectif. Nous sommes passés aux infos nationales aux Etats-Unis, nous étions dans les journaux. "
" George n'appreciait pas du tout, la formalité, les banalités, le caractère artificiel de la réunion "
- AR - " George a visiblement eu du mal à supporter la réception à l'ambassade britannique, il n'appréciait pas du tout ; la formalité, les conversations superficielles, le caractère artificiel de la rencontre, il a ensuite disparu après avoir discuté maladroitement avec des fans dans une boutique. "
Quand à Andrew il s'est agacé des exigences de la presse, venue assurer la promotion du groupe, on le voit refuser d'enlever ses lunettes de soleil lors d'une séance photo sur la Grande Muraille et incapable de dissimuler son mépris pour les journalistes lors d'une conférence de presse.
- AR - " Il y avait une certaine pression, ce qui n'aurait pas été le cas en temps normal, c'était très different d'une tournée habituelle. Nous y étions allés pour atteindre un objectif, le voyage avait été organisé dans un but précis, et le contexte était donc très différent. Je me souviens d'avoir été accompagné et de m'être senti " un peu limité à Pékin ".
L'atmosphère était assurément étrange au concert de Pékin, le public qui ne savait pas trop à quoi s'attendre ni comment réagir, avait reçu la consigne de rester assis, et le groupe fit son entrée dans un silence de plomb, si quelques personnes se levèrent pour danser, un homme fut interpellé par la police pour excès d'exubérance. Même l'interprétation de leur chanson " Freedom " aurait pu être perçue comme un acte politique. Mais pour certains fans chinois, la tournée a été une véritable révélation, une immersion dans la musique occidentale. Le film retranscrit l'enthousiasme et la perplexité du public chinois et inclut des interviews de musiciens directement concernés. " Je pense que c'est un évènement historique " déclare Cheng Fangyuan, la chanteuse qui interprétait des versions chinoises des chansons de Wham! sur les cassettes distribuées aux détenteurs de billets. " C'était comme ouvrir une fenêtre "
Dans un choix pour le moins surprenant de l'histoire du cinéma, ils ont désigné Lindsay Anderson, le réalisateur visionnaire de " This Sporting Life ", et, " O Lucky Man! ", alors âgé de 61 ans et en perte de vitesse dans sa carrière. Ce partenariat s'est avéré malheureux : Anderson et Wham! ne s'entendaient pas, et le réalisateur a été renvoyé six mois plus tard, lorsque le groupe a rejeté le film qu'il leur avait présenté. L'histoire de cette collaboration malheureuse constitue un élément important du nouveau film.
- AR - " Je trouvais ça complètement absurde. Quelqu'un comme lui, avec son parcours et son expérience cinématographique dans le genre où il travaillait, n'avait absolument rien à faire dans Wham!. Il ne l'a fait que pour l'argent, ses lettres à ce sujet sont très claires. Il ne nous aimait pas du tout, il n'aimait pas Wham!, il n'aimait pas le concept de Wham!."
Pour ne rien arranger, Anderson s'est tordu le genou sur la Grande Muraille, dès le deuxième jour du voyage, ce qui a réduit sa participation au tournage, lequel a été en grande partie laissé à ses cinq directeurs de la photographie... Il y a un moment terriblement révélateur plus tard, lorsqu' Anderson marchant avec une canne s'approche de Georgepar derrière et lui tape sur l'épaule, alors que la star est en pleine conversation, George Michael omet ostensiblement de se retourner pour le saluer....Andrew se souvient avoir été consterné en découvrant le montage d' Anderson.
- AR - " C'était d'une platitude affligeante et ça ne correspondait absolument pas à ce que nous recherchions comme témoignage de la tournée. C'était tout simplement inadapté. Le cahier des charges était pourtant simple ; enregistrer Wham! en Chine. Lindsay était visiblement très partagé et aurait préféré réaliser un film sans Wham! ou qui ne parlait pas de Wham!.... J'ai essayé de regarder à nouveau le montage d'Anderson l'année dernière : Je n'ai pas pu le regarder jusqu'au bout, c'était tellement ennuyeux. "
Pour Andrew Ridgeley : " Il s'agit de maintenir Wham! dans la conscience musicale ".
Anderson a conservé une copie enregistrée de son montage rejeté, intitulé " If You Were There ", qui se trouve dans ses archives à l'Université de Stirling. George a empêché la projection publique du film, qui pouvait toutefois être visionné par les chercheurs sur rendez-vous. Après le décès de George Michael en 2016, il a finalement été projeté en public dans le cadre de la saison Anderson 2024 du BFI, avec l'accord d' Andrew Ridgeley et les ayants droit de George.
Mais les admirateurs d' Anderson seront déçus d'apprendre qu'une sortie officielle du film reste improbable.
- AR - " Cela n'arrivera pas car George était fermement opposé à sa diffusion. Si la décision ne tenait qu'à moi, je n'y verrais aucun inconvénient. L'idée de revenir sur l'héritage du groupe est née de la disparition prématurée de George. Avant cela, George n'avait pas l'intention de développer un héritage Wham! puisqu'il se consacrait à sa propre carrière, c'était un fait acquis pour tous.... J'espère que d'autres projets pourront voir le jour pour faire vivre la musique de Wham! Il s'agit de conquérir de nouveaux publics et de maintenir Wham! présent dans le paysage musical. Heureusement, nous avons un catalogue de chansons exceptionnel qui nous y aide. Toute bonne musique traverse les générations et celle de Wham! ne fait pas exception. "
- SDE - C'est l'un des autres problèmes auxquels vous avez été confrontés. Un peu comme lorsqu'Apple a réalisé l'anthologie des Beatles après la disparition de John Lennon. Le point de vue d'une personne sur un évènement cinq ans après les faits peut différer de celui qu'elle a quarante plus tard. Andrew a son point de vue actuel, George a celui qu'il avait à l'époque où les évènements ont été enregistrés. Il n'est plus parmi nous, ce qui a dû représenter un défi.
- MC - " Nous n'étions jamais sûrs de trouver beaucoup d'archives (de commentaires sur la Chine). Certains enregistrements datent d'un an environ, mais je pense qu'il y avait beaucoup de politesse. Nous avons toutefois réussi à trouver suffisamment d'extraits où George en parle pour le faire apparaître. Nous avons trouvé d'autres interviews dans des endroits insolites. Certaines proviennent d'émissions télévisées et l'une d'entre elles est une interview de la Bibliothéque du Congrès américain. Vous pouvez télécharger l'intégralité de l'interview. C'était la même chose avec Lindsay...le même problème, retrouver sa voix. Ce qui m'a vraiment contrarié, c'est l'absence flagrante de Jazz Summers (co-manager de Wham!), (décédé en 2015), ce que je trouve vraiment dommage. Nous avons essayé d'y remédier, mais finalement, nous n'avons trouvé aucune interview exploitable. Il y avait des interviews qu'il avait données pour son livre, mais elle étaient inutilisables pour diverses raisons. "
- SDE - Dans votre documentaire, Simon Napier-Bell se montre étonnamment sûr de lui et confiant quant aux objectifs du voyage. Il ne s'attarde guère sur les détails et, par exemple, ne suggère pas : " On aurait peut-être dû faire plus d'efforts pour ceci, cela ou autre chose ". Il affirme simplement : " Tout ça, c'était pour la publicité. On a réussi brillamment. Point final."
- MC - " J'aime beaucoup Simon. Je le trouve incroyable. Mais voilà, et cela rejoint ma méfiance envers la mémoire, parfois les gens ne se souviennent pas de ce qui s'est passé, ils se souviennent de la dernière fois qu'ils ont raconté l'histoire. Et je pense que Simon s'était tellement habitué à raconter " sa version" des faits que nous avons dû le remettre en question. Il y a des personnes interviewées que nous n'avons pas pu utiliser dans le film car leurs témoignages n'étaient pas fiables. Leur version ne collait avec celle d'autre personne. Mais c'était très intéressant, car nous avons filmé son interview sur deux jours, c'était la deuxième plus longue après celle d'Andrew, et le lendemain matin, il est revenu nous dire qu'il avait relu ses notes, vérifié ceci, vérifié cela, et qu'il avait repréré les points où sa version anecdotique s'était légèrement éloignée de la réalité, et il les avait corrigée. Pour répondre à votre question, il peut paraître très pragmatique, et je pense que c'est sa nature, mais je dirais que l'entretien était en réalité beaucoup plus réfléchi. Nous n'avons pas toujours trouvé le temps d'intégrer certains passages, mais c'est un personnage intéressant. "
- SDE - L'une des scènes marquantes de votre film est la conférence de presse. Elle n'apparaît dans aucun autre film. Cette séquence résume parfaitement la relation tendue du groupe avec la presse, et plus particulièrement avec Andrew, qu'il semble détester profondément. Le film nous rappelle aussi le pouvoir de la presse à l'époque : la presse écrite, les tabloïds. Le nombre de journalistes qui les suivaient était incroyable, mais c'était le prix à payer, n'est-ce pas ?
- MC - " Le pacte faustien, oui, exactement. Je ne sais pas s'ils s'attendaient à autant de journalistes après le round. "
- SDE - Les rushes que vous avez trouvés, étaient-ils " perdus", comme on le dit toujours lorsqu'on retrouve retrouve des bandes, ou étaient-ils simplement stockés quelque part et personne n'avait pris la peine de les regarder ?
- MC - " Elles n'étaint pas perdues, elles étaient entreposées, mais on se retrouvait un peu dans l'entrepôt des " Aventuriers de l'Arche perdue " avec cette question lancinante : " Qu'est-ce qu'on va trouver ? ". Personne n'avait ouvert les bobines, et on ignorait vraiment ce qu'on allait découvrir. La plus grande difficulté, c'était le fait qu'il s'agissait de pellicule. Tout ce qui avait servi pour les deux films précédents avait été découpé de ces bobines, et le son était séparé. Du coup, on se retrouve avec un processus de travail absurde, une heure par minute de rushes, à recoller des morceaux de pellicule, à réparer les problèmes physiques, à numériser le tout, puis à mixer le son et à synchroniser le tout manuellement. Un processus extraordinaire. "
- SDE - Pensez-vous qu'ils sortiront un jour le concert dans son intégralité ?
- MC - " Le problème c'est que les caméras n'étaient pas dirigées, elles filmaient, tout simplement. C'est problématique, car parfois il y a six caméras et elles sont toutes sur des plans différents. Et parfois, il n'y en a que trois qui tournent parce que les autres changent de cadrage, elles sont toutes cadrées sur le même plan, mais sous un angle légèrement différent. Il y a même des chansons où il n'y a qu'une seule caméra !. Bref, vous voyez, il y a un problème..."
- SDE - Ils pourraient s'occuper de l'audio, par contre. Ce serait vraiment bien. J'ai remarqué que Chris Porter a tout enregistré.
- MC - " Oui Chris Porter a remixé ces morceaux. Nous sommes partis des multipistes 24 pistes, donc l'audio a été correctement restauré et il existe des mixages 5.1. "
- SDE - J'imagine qu'ils ont fait le nécessaire pour votre film . Il n'a pas tout fait lui-même ?
- MC - " Sans commentaire (rires) "
- SDE - Avez-vous l'impression que c'est votre film maintenant ? Vous êtes arrivé au terme du processus, vous y avez imprimé votre personnalité de cinéaste. C'est vraiment votre film maintenant, n'est-ce pas ?
- MC - " Je reviens à un mot clé : le point de vue. En fin de compte, quel est le point de vue du public ? Je pense que, pour le public, seul 10 Days in China raconte et montre ce qui s'est passé. Je crois que le grand public ne parviendrait pas à apprécier les deux autres films, même si les fans les apprécieraient. Chaque film a sa place, mais je pense que les meilleurs films sont comme des machines à remonter le temps, ils nous transportent dans un lieu et une époque, et nous font ressentir ce qui s'y est passé. Si tel était l'objectif, je pense que ce film l'a atteint. On ne le saura vraiment qu'après la projection, mais les quelques spectateurs qui l'ont vu jusqu' à présent le trouvent absolument fascinant à ces différents niveaux. "
- SDE - A qui s'adresse ce film ? Avez-vous subi des pressions ou des directives pour qu'il plaise à un public plus jeune ? Ou pensez-vous que le public est principalement composé de personnes d'un certain âge qui ont apprécie cette époque ?
- MC - " Je pense qu'il y a plus d'une question. La première est : " Pour quel public avons-nous réalisé ce film ? ". La seconde est : " Quel public le film trouvera-t-il ? " Nous pensions que le public pour lequel nous l'avons réalisé était, bien sûr, les fans de Wham!, mais aussi les cinéphiles. Cependant, l'une des difficultés réside dans le peu de présence de Lindsay Anderson à l'écran, en raison de son absence, que je qualifierais de négligence professionnelle. Donc, il y a les fans de Wham!, les cinéphiles dans une certaine mesure, car c'est un document intéressant, mais aussi, je pense, un document historique et culturel. Les passages sur la Chine captivent vraiment le public. Et au final, même qui ne connaissent ni George Michael ni Wham! reconnaîtront é Careless Whisper ", ou " Wake Me Up Before You Go-Go ". Je pense donc qu'il y a plusieurs publics. Il est également important de souligner ce qu'a dit Andrew : ce sont les seules images d'archives de Wham! Dans une loge, balances son, improvisation. C'est incroyable. "
- SDE - Parlons un peu de la scène finale, une scène un peu gênante où George ignore Lindsay en coulisses après le dernier concert. J'imagine que vous l'avez incluse pour faire passer un message ?
- MC - " Oui, parce que cette scène finale, si on la regarde attentivement, révèle tout. On voit le producteur Martin Lewis à l'arrière-plan. Lindsay au premier plan, il y a ce moment où Simon Napier-Bell entre, fait un de ses haussements de sourcils habituels et s'en va, et George qui ignore Lindsay. Au départ, on avait ce plan non monté et il était trop long. Il y avait encore 20 secondes où Lindsay posait la main sur l'épaule de George et où George l'ignorait tout simplement. Cela en dit long. "
- SDE - Après avoir parlé à Andrew et consulté toutes les interviews d'archives de George Michael, pensez-vous qu'il y ait une différence dans leurs opinions concernant ce voyage ou sont-elles très proches ?
- MC - " Je pense que tout le monde est assez cohérent, en fait. En tant que documentariste, je suis très méfiant vis-à-vis des biopics, car je ne me fie pas aux témoignages et à la mémoire, je pense que nous sommes tous de piètres témoins. J'ai réalisé un film sur les studios Hansa, et ce qui était vraiment rassurant, c'était que des personnes qui ne s'étaient pas vues depuis des décennies racontaient la même histoire. Et l'un des points forts de ce film sur Wham!, notamment lors du tournage de la scène difficile concernant Raul d'Oliveria, (le trompettiste portugais du groupe, qui s'est poignardé à l'estomac, dans un avion pendant le voyage) c'est que même si ces personnes ne s'étaient pas parlé depuis des années, elles se souvenaient toutes de détails précis, comme la vitesse de descente de l'avion. Il est donc possible de monter toutes les interviews et de conserver une certaine continuité, car leurs souvenirs sont assez similaires. J'ai constaté que cela se produit à un certain moment de la vie. En général, les gens ont un souvenir très clair de leurs vingt ans. Lorsque je parlais à Martin Gore pour le film Hansa, il se souvenait très bien de cette période, et je pense que c'est en grande partie parce qu'il avait 23, 24 ou 25 ans, c'est une période vraiment formatrice. Ce qui est intéressant, c'est que nous pensions que George était plus négatif concernant le voyage (qu'il ne l'était pas en réalité). Au départ, nous avions l'impression qu'il était un peu pessimiste quand aux images, au voyage, au film, à toute expérience, mais nous n'avons rien trouvé qui le confirme. Il dit au début que c'était " très difficile", mais nous avons trouvé très peu d'éléments qui laissaient penser qu'il en avait une vision très négative. Comme il n'est plus parmi nous, on ne retrouve pas ce qu'on voit avec Andrew à la fin, son acceptation de la situation et son regard plus positif sur l'expérience, ce qui est dommage."
- SDE - C'est bien de voir Lindsay dans le film, car lors de la projection de sa version au BFI, ils en ont fait la promotion avec une photo prise, je crois, à la résidence de l'ambassadeur, dans le jardin. C'est la seule fois où j'ai vu une photo d'eux ensemble, alors c'est agréable de le voir dans votre film.
- MC - " Comme je l'ai dit, il ne s'agit en aucun cas de minimiser l'oeuvre considérable de cet homme, qui est, de toute évidence, extraordinaire. Mais au final, je pense que si vous pouviez lui parler aujourd'hui, il dirait probablement regretter d'avoir participé à ce projet. "
Cette interview est terminée, Merci à Mike Christie, qui s'est entretenu avec Paul Sinclair pour SDE " Wham! 10 Days In China ", qui est sorti au cinéma le 28 juillet 2026.
C'était la 3eme et dernière partie.... Bonne lecture à tous