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GEORGE MICHAEL - LE PROJET WHAM! 10 DAYS IN CHINA. SUITE - 3eme PARTIE !!

Publié le par Georgiafan

GEORGE MICHAEL - LE PROJET WHAM! 10 DAYS IN CHINA. SUITE - 3eme PARTIE !!

Suite de l'interview - 3eme Partie.

-  SDE  -  C'est l'un des autres problèmes auxquels vous avez été confrontés. Un peu comme lorsqu'Apple a réalisé l'anthologie des Beatles après la disparition de John Lennon. Le point de vue d'une personne sur un évènement cinq ans après les faits peut différer de celui qu'elle a quarante plus tard. Andrew a son point de vue actuel, George a celui qu'il avait à l'époque où les évènements ont été enregistrés. Il n'est plus parmi nous, ce qui a dû représenter un défi.

-  MC  -  "  Nous n'étions jamais sûrs de trouver beaucoup d'archives (de commentaires sur la Chine). Certains enregistrements datent d'un an environ, mais je pense qu'il y avait beaucoup de politesse. Nous avons toutefois réussi à trouver suffisamment d'extraits où George en parle pour le faire apparaître. Nous avons trouvé d'autres interviews dans des endroits insolites. Certaines proviennent d'émissions télévisées et l'une d'entre elles est une interview de la Bibliothéque du Congrès américain. Vous pouvez télécharger l'intégralité de l'interview. C'était la même chose avec Lindsay...le même problème, retrouver sa voix. Ce qui m'a vraiment contrarié, c'est l'absence flagrante de Jazz Summers (co-manager de Wham!), (décédé en 2015), ce que je trouve vraiment dommage. Nous avons essayé d'y remédier, mais finalement, nous n'avons trouvé aucune interview exploitable. Il y avait des interviews qu'il avait données pour son livre, mais elle étaient inutilisables pour diverses raisons. "

-  SDE  -  Dans votre documentaire, Simon Napier-Bell se montre étonnamment sûr de lui et confiant quant aux objectifs du voyage. Il ne s'attarde guère sur les détails et, par exemple, ne suggère pas : " On aurait peut-être dû faire plus d'efforts pour ceci, cela ou autre chose ". Il affirme simplement : " Tout ça, c'était pour la publicité. On a réussi brillamment. Point final." 

-  MC  -  "  J'aime beaucoup Simon. Je le trouve incroyable. Mais voilà, et cela rejoint ma méfiance envers la mémoire,  parfois les gens ne se souviennent pas de ce qui s'est passé, ils se souviennent de la dernière fois qu'ils ont raconté l'histoire. Et je pense que Simon s'était tellement habitué à raconter " sa version" des faits que nous avons dû le remettre en question. Il y a des personnes interviewées que nous n'avons pas pu utiliser dans le film car leurs témoignages n'étaient pas fiables. Leur version ne collait avec celle d'autre personne. Mais c'était très intéressant, car nous avons filmé son interview sur deux jours, c'était la deuxième plus longue après celle d'Andrew, et le lendemain matin, il est revenu nous dire qu'il avait relu ses notes, vérifié ceci, vérifié cela, et qu'il avait repréré les points où sa version anecdotique s'était légèrement éloignée de la réalité, et il les avait corrigée. Pour répondre à votre question, il peut paraître très pragmatique, et je pense que c'est sa nature, mais je dirais que l'entretien était en réalité beaucoup plus réfléchi. Nous n'avons pas toujours trouvé le temps d'intégrer certains passages, mais c'est un personnage intéressant. "

-  SDE  -  L'une des scènes marquantes de votre film est la conférence de presse. Elle n'apparaît dans aucun autre film. Cette séquence résume parfaitement la relation tendue du groupe avec la presse, et plus particulièrement avec Andrew, qu'il semble détester profondément. Le film nous rappelle aussi le pouvoir de la presse à l'époque : la presse écrite, les tabloïds. Le nombre de journalistes qui les suivaient était incroyable, mais c'était le prix à payer, n'est-ce pas ? 

-  MC  -  "  Le pacte faustien, oui, exactement. Je ne sais pas s'ils s'attendaient à autant de journalistes après le round. "

-  SDE  -  Les rushes que vous avez trouvés, étaient-ils " perdus", comme on le dit toujours lorsqu'on retrouve retrouve des bandes, ou étaient-ils simplement stockés quelque part et personne n'avait pris la peine de les regarder ?

-  MC  -  "  Elles n'étaint pas perdues, elles étaient entreposées, mais on se retrouvait un peu dans l'entrepôt des " Aventuriers de l'Arche perdue " avec cette question lancinante : " Qu'est-ce qu'on va trouver ? ". Personne n'avait ouvert les bobines, et on ignorait vraiment ce qu'on allait découvrir. La plus grande difficulté, c'était le fait qu'il s'agissait de pellicule. Tout ce qui avait servi pour les deux films précédents avait été découpé de ces bobines, et le son était séparé. Du coup, on se retrouve avec un processus de travail absurde, une heure par minute de rushes, à recoller des morceaux de pellicule, à réparer les problèmes physiques, à numériser le tout, puis à mixer le son et à synchroniser le tout manuellement. Un processus extraordinaire. "

-  SDE  -  Pensez-vous qu'ils sortiront un jour le concert dans son intégralité ?

-  MC  - "  Le problème c'est que les caméras n'étaient pas dirigées, elles filmaient, tout simplement. C'est problématique, car parfois il y a six caméras et elles sont toutes sur des plans différents. Et parfois, il n'y en a que trois qui tournent parce que les autres changent de cadrage, elles sont toutes cadrées sur le même plan, mais sous un angle légèrement différent. Il y a même des chansons où il n'y a qu'une seule caméra !. Bref, vous voyez, il y a un problème..."

-  SDE  -  Ils pourraient s'occuper de l'audio, par contre. Ce serait vraiment bien. J'ai remarqué que Chris Porter a tout enregistré.

-  MC  -  "  Oui Chris Porter a remixé ces morceaux. Nous sommes partis des multipistes 24 pistes, donc l'audio a été correctement restauré et il existe des mixages 5.1. "

-  SDE  -  J'imagine qu'ils ont fait le nécessaire pour votre film . Il n'a pas tout fait lui-même ? 

-  MC  -  "  Sans commentaire (rires) "

-  SDE  -  Avez-vous l'impression que c'est votre film maintenant ? Vous êtes arrivé au terme du processus, vous y avez imprimé votre personnalité de cinéaste. C'est vraiment votre film maintenant, n'est-ce pas ? 

-  MC  -  "  Je reviens à un mot clé : le point de vue. En fin de compte, quel est le point de vue du public ? Je pense que, pour le public, seul 10 Days in China raconte et montre ce qui s'est passé. Je crois que le grand public ne parviendrait pas à apprécier les deux autres films, même si les fans les apprécieraient. Chaque film a sa place, mais je pense que les meilleurs films sont comme des machines à remonter le temps, ils nous transportent dans un lieu et une époque, et nous font ressentir ce qui s'y est passé. Si tel était l'objectif, je pense que ce film l'a atteint. On ne le saura vraiment qu'après la projection, mais les quelques spectateurs qui l'ont vu jusqu' à présent le trouvent absolument fascinant à ces différents niveaux. "

-  SDE  -  A qui s'adresse ce film ? Avez-vous subi des pressions ou des directives pour qu'il plaise à un public plus jeune ? Ou pensez-vous que le public est principalement composé de personnes d'un certain âge qui ont apprécie cette époque ?

-  MC  -  "  Je pense qu'il y a plus d'une question. La première est : " Pour quel public avons-nous réalisé ce film ? ". La seconde est : " Quel public le film trouvera-t-il ? " Nous pensions que le public pour lequel nous l'avons réalisé était, bien sûr, les fans de Wham!, mais aussi les cinéphiles. Cependant, l'une des difficultés réside dans le peu de présence de Lindsay Anderson à l'écran, en raison de son absence, que je qualifierais de négligence professionnelle. Donc, il y a les fans de Wham!, les cinéphiles dans une certaine mesure, car c'est un document intéressant, mais aussi, je pense, un document historique et culturel. Les passages sur la Chine captivent vraiment le public. Et au final, même qui ne connaissent ni George Michael ni Wham! reconnaîtront é Careless Whisper ", ou " Wake Me Up Before You Go-Go ". Je pense donc qu'il y a plusieurs publics. Il est également important de souligner ce qu'a dit Andrew : ce sont les seules images d'archives de Wham! Dans une loge, balances son, improvisation. C'est incroyable. "

-  SDE  -  Parlons un peu de la scène finale, une scène un peu gênante où George ignore Lindsay en coulisses après le dernier concert. J'imagine que vous l'avez incluse pour faire passer un message ?

-  MC  -  "  Oui, parce que cette scène finale, si on la regarde attentivement, révèle tout. On voit le producteur Martin Lewis à l'arrière-plan. Lindsay au premier plan, il y a ce moment où Simon Napier-Bell entre, fait un de ses haussements de sourcils habituels et s'en va, et George qui ignore Lindsay. Au départ, on avait ce plan non monté et il était trop long. Il y avait encore 20 secondes où Lindsay posait la main sur l'épaule de George et où George l'ignorait tout simplement. Cela en dit long. "

-  SDE  -  Après avoir parlé à Andrew et consulté toutes les interviews d'archives de George Michael, pensez-vous qu'il y ait une différence dans leurs opinions concernant ce voyage ou sont-elles très proches ?

-  MC  -  "  Je pense que tout le monde est assez cohérent, en fait. En tant que documentariste, je suis très méfiant vis-à-vis des biopics, car je ne me fie pas aux témoignages et à la mémoire, je pense que nous sommes tous de piètres témoins. J'ai réalisé un film sur les studios Hansa, et ce qui était vraiment rassurant, c'était que des personnes qui ne s'étaient pas vues depuis des décennies racontaient la même histoire. Et l'un des points forts de ce film sur Wham!, notamment lors du tournage de la scène difficile concernant Raul d'Oliveria, (le trompettiste portugais du groupe, qui s'est poignardé à l'estomac, dans un avion pendant le voyage) c'est que même si ces personnes ne s'étaient pas parlé depuis des années, elles se souvenaient toutes de détails précis, comme la vitesse de descente de l'avion. Il est donc possible de monter toutes les interviews et de conserver une certaine continuité, car leurs souvenirs sont assez similaires. J'ai constaté que cela se produit à un certain moment de la vie. En général, les gens ont un souvenir très clair de leurs vingt ans. Lorsque je parlais à Martin Gore pour le film Hansa, il se souvenait très bien de cette période, et je pense que c'est en grande partie parce qu'il avait 23, 24 ou 25 ans, c'est une période vraiment formatrice. Ce qui est intéressant, c'est que nous pensions que George était plus négatif concernant le voyage (qu'il ne l'était pas en réalité). Au départ, nous avions l'impression qu'il était un peu pessimiste quand aux images, au voyage, au film, à toute expérience, mais nous n'avons rien trouvé qui le confirme. Il dit au début que c'était " très difficile", mais nous avons trouvé très peu d'éléments qui laissaient penser qu'il en avait une vision très négative. Comme il n'est plus parmi nous, on ne retrouve pas ce qu'on voit avec Andrew à la fin, son acceptation de la situation et son regard plus positif sur l'expérience, ce qui est dommage." 

-  SDE  -  C'est bien de voir Lindsay dans le film, car lors de la projection de sa version au BFI, ils en ont fait la promotion avec une photo prise, je crois, à la résidence de l'ambassadeur, dans le jardin. C'est la seule fois où j'ai vu une photo d'eux ensemble, alors c'est agréable de le voir dans votre film.

-  MC  -  "  Comme je l'ai dit, il ne s'agit en aucun cas de minimiser l'oeuvre considérable de cet homme, qui est, de toute évidence, extraordinaire. Mais au final, je pense que si vous pouviez lui parler aujourd'hui, il dirait probablement regretter d'avoir participé à ce projet. "

 Cette interview est terminée, Merci à Mike Christie, qui s'est entretenu avec Paul Sinclair pour SDE " Wham! 10 Days In China ", qui est sorti au cinéma le 28 juillet 2026.

C'était la 3eme et dernière partie.... Bonne lecture à tous

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GEORGE MICHAEL - LE PROJET WHAM !10 DAYS IN CHINA - SUITE 2eme PARTIE !!

Publié le par Georgiafan

GEORGE MICHAEL - LE PROJET WHAM !10 DAYS IN CHINA - SUITE 2eme PARTIE !!

- Deuxième partie de l'interview du réalisateur de Wham! 10 days in China Mike Christie

-  SDE  -  J'allais justement vous poser la question. Vous utilisez évidemment des plans rapprochés avec les visages des personnes interviewées. De nos jours, on observe une tendance à les réduire.

-  MC  -  "  Un peu comme le film sur Senna (le documentaire acclamé d'Asif Kapadia sur Ayrton Senna, sorti en 2010. Le film Wham! ( le documentaire de Chris Smith sur Netflix, sorti en 2023) était du même acabit, uniquement des voix et des images d'archives. On en a parlé, c'était tout à fait faisable, mais on a fait un choix délibéré de ne pas le faire dès le départ. Je trouve intéressant de voir les visages. On y gagne quelque chose. C'est la différence entre un appel téléphonique et une rencontre en personne, non ?. Le langage corporel en dit long, et on perd ça, pour commencer. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais l'un des aspects sur lesquels nous avons beaucoup travaillé, et c'était vraiment difficile, était d'éviter cet effet de rupture entre " avant et maintenant "où les images d'archives semblent enfermées dans une bulle étrange, puis on passe brusquement à une interview filmée dans un magnifique appartement parisien ou un hôtel cinq étoiles. Le documentaire sur Kylie en est le dernier exemple. Notre idée était de créer un espace unique et intemporel où les images d'archives s'intègrent harmonieusement, sans donner l'impression d'être visionnées à travers une fenêtre. Il y a donc un travail stylistique assez subtil, mais la plupart des décors des interviews sont conçus pour évoquer la Chine. "

-  SDE  -  Traditionnellement, on conçoit le rôle d'un réalisateur comme celui qui se tient là et indique au cadreur où et quoi filmer, alors qu'avec le film que vous avez réalisé, ce rôle change un peu... ou pas ?

-  MC  -  "  Au début de ce processus, je me suis beaucoup demandé : " Quel est mon rôle ? Est-ce que je termine le film de Lindsay ? Que fais-je exactement ? "... Mon rôle évolue forcément. Au départ, après m'être demandé si je terminais le film de Lindsay, j'ai vu son montage et j'ai réalisé que ce n'était pas un montage. C'était un montage provisoire, un assemblage (la toute première version où toutes les images sont compilées) Il était loin du compte, et je ne pense pas qu'il y serait jamais parvenu, car il n'avait pas le récit. J'ai donc cessé de penser que je terminais son film quand j'ai compris qu'il n'avait pas dirigé les images, il était resté en retrait. Quand nous avons parlé au cadreur et à l'équipe du documentaire, ils nous ont confirmé qu'ils n'avaient reçu aucune instruction. Quand vous m'avez demandé tout à l'heure si j'éprouvais de la sympathie pour Lindsay, je pense que ce projet ne remet pas en cause sa réputation ni ses compétences, mais au final, je pense qu'il a échoué. Il nous a cependant rendu servicee; il a filmé ces images. Donc, fondamentalement, on a travaillé avec des images. Comme je l'ai dit, j'ai essayé d'ignorer les montages précédents, nous travaillons uniquement avec les rushes et nous ne coupons rien de ces films. Il y a très peu de plans dans " 10 Days" qui figurent également dans les deux autres films, car ces séquences avaient été physiquement coupées des bobines, elles n'y étaient pas, nous devions donc retourner aux masters pour les réintégrer. Et nous ne l'avons fait que pour certains plans du concert. "

-  SDE  -  Votre rôle est de faire ressentir et comprendre au public ce qui s'est passé.

-  MC  -  "  Pour revenir à votre question concernant mon rôle...avant le tournage, nous y avons réfléchi prendant près d'un an et demi, puis Alice, la productrice est arrivée. Quand je réalise des films, je dessine mal, je gribouille les formes, des schémas, des plans et des courbes. L'une des premières choses que j'ai dessinées, c'était la courbe émotionnelle du film. Je savais déjà quelle serait l'atmosphère. Votre travail consiste essentiellement à prendre toutes les perspectives, toute la complexité, toute la matière brute, et a en capturer l'essence et les différentes strates. Et je crois que c'était l'objectif. C'est votre rôle. Votre rôle est de faire ressentir et comprendre au public ce qui s'est passé. "

-  SDE  -  Je pense que la plupart des gens d'un certain âge se souviennent de l'époque où Wham! est allé en Chine, mais ils seront peut-être surpris d'apprendre qu'ils n'y ont donné que deux concerts.

-  MC  -  "  Et deux concerts à Hong Kong ( avant cela ) "

-  SDE  -  Ces images n'ont donc jamais été filmées ni enregistrées ?

-  MC  -  "  Non. Et ces concerts avaient une ambiance britannique parce que c'était une colonie britannique. Ils ont fait ça à cause de la proximité avec la Chine, et aussi pour l'argent, parce que ça coûtait une fortune. Je veux dire, le tout à un coût, paraît-il un million de livres. Ils ont certainement dépensé une fortune pour le tournage du documentaire puisqu'ils avaient six caméras argentiques. Et heureusement pour eux, parce que quand on regarde les images à la fin de mon film, quand on voit un aperçu de l'Amérique (un aperçu de la tournée Whamamerica! plus tard en 1985) on regarde des images vidéo. Si j'ai bien compris, le concert final a lui aussi été filmé uniquement en vidéo. Cela n'a pas bien vieilli. Heureusement qu'ils ont emporté des caméras argentiques en Chine. "

-  SDE  -  Simon Napier-Bell affirme à plusieurs reprises dans votre film que le seul but de ce voyage était de percer aux Etats-Unis. Or, en réalité, lorsqu'ils sont arrivés en Chine, Wham! avait déjà trois singles numéro un aux Etats-Unis extraits de l'album " Make It Big " ( Wake Me Up Before You Go-Go - Everything She Wants - Careless Whisper ), et l'album lui-même avait atteint la première place des charts. Franchement, quel succès plus important pouvaient-ils espérer aux Etats-Unis ?

-  MC  -  "  Oui, je crois avoir posé une question similaire au début. J'ai commencé à travailler dans l'industrie musicale en 1988, mais je ne suis pas un expert du monde musical américain du milieu des années 80. Si j'ai bien compris, ce n'était pas suffisant pour remplir les stades. Cela les aurait obligés à faire des tournées de trente dates dans des salles de spectacle, ce qu'ils cherchaient justement à éviter. Je pense donc qu'ils essayaient de brûler les étapes. "

-  SDE  -  Avez-vous eu des difficultés à retrouver certains des membres clés du public chinois que vous avez interviewés dans le film ?

-  MC  -  "  C'était variable. Simon (Napier Bell) était consultant sur le projet, pour diverses raisons, mais il avait conservé de bons contacts en Chine. Il pouvait donc réaliser des interviews sur place, ce qui lui permettait de faire connaître le documentaire en cours de production et de recevoir des demandes de renseignements. Cela a demandé beaucoup de temps et d'efforts, et nous avions un producteur en Chine qui travaillait d'arrache-pied. Je crois que nous avions une liste restreinte d'une dizaine de personnes. Mais vous savez, le groupe comptait 130 personnes. Beaucoup ont contribué aux recherches, mais nous n'avons pas pu interviewer tout le monde. Certaines personnes n'ont pas été aussi bavardes que je l'aurais souhaité, mais le groupe chinois a pris beaucoup de temps et c'était la dernière partie que nous avons filmée. Le tournage s'est étalé sur six mois, et la dernière étape, en Chine, a failli ne pas être autorisée, c'était vraiment limite. "

-  SDE  -  Est-ce le point de vue chinois qui a particulièrement intéressé Andrew à coopérer ?

-  MC  -  "  Je ne pense pas qu'il dirait que c'était la seule raison, mais je pense que c'était une raison importante. Et je pense que c'était ce qui nous distinguait, car personne d'autre n'avait exploré cette piste. Je suis allé en Chine : je comprenais la culture, je comprenais l'histoire. Mais le fait est que, même si nous le disons maintenant, nous n'avions pas vraiment conscience de l'impact avant de trouver ces contributeurs (chinois) de faire des recherches et de comprendre leurs histoires. "

-  MC  -   Ce voyage a transformé la vie de tant de gens, mais y retourner a transformé la compréhension qu'en avait Andrew. "

-  SDE  -  De quoi parle votre film, au final ?

-  MC  -  "  Je pense que tous les réalisateurs ont besoin d'un élément déclencheur pour donner vie à leur film. Lindsay n'a pas trouvé le sien. Foreign Skies, comme nous l'avons évoqué correspondait à leurs attentes. Mais j'ai constaté que les films les plus réussis sont ceux qui expliquent clairement ce qui permet de faire progresser le récit. Et pour moi, ce nouveau film repose sur deux éléments : la pression et les perspectives. Je pense que la perspective chinoise permet de comprendre toutes les autres, car elle constitue le contrepoint. La pression est palpable tout au long du film. Mais le changement de perspective d'Andrew à la fin est tellement saisissant. C'est vraiment émouvant et magnifique. Ce voyage a transformé la vie de tant de gens, mais y retourner a transformé la perception qu'en avait Andrew. "

-  SDE  -  La scène où George profite d'un massage est révélatrice à plusieurs égards ...

-  MC  -  "  Nous avons longuement discuté de la scène du massage. Deux éléments nous ont permis de l'inclure. Premièrement George dit lui-même : " Je n'ai aucun problème à ce que vous filmiez mes fesses ", pendant la scène. Deuxièment, même  si elle est beaucoup plus courte (20 ou 30 secondes) elle figure dans Foreign Skies. "

-  SDE  -  J'étais surpris qu'il ait accepté que cette scène figure dans Foreign Skies, mais dans votre film...

-  MC  -  ..... " Il y a beaucoup plus de fesses ! "

-  SDE  -  Oui, mais cela crée une belle interaction avec le membre d'équipage à qui il parle, il est complètement détendu.

-  MC  -  "  Dans cette scène, il dit quelque chose comme : " Ils voulaient qu'on soit là, mais maintenant ils veulent nous oublier "... En fait, il est très difficile de trouver des déclarations de George sur la Chine. "

A suivre.... en attendant la suite, bonne lecture

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GEORGE MICHAEL - ALBUMS "FAITH LIVE TOUR 1988 EN PREVENTE !!

Publié le par Georgiafan

GEORGE MICHAEL - ALBUMS "FAITH LIVE TOUR 1988 EN PREVENTE !!

A partir du 6 Novembre 2026, vous pouvez recevoir les albums du " Faith Tour 1988 Live Paris " qui sont déjà en pré-vente sur le site officiel - GeorgeMichael.com

Le 6 novembre 2026, George Michael Entertainment et Sony Music Entertainment sortiront THE FAITH TOUR , l'album live très attendu de 18 titres inédits comprenant des tubes issus des catalogues révolutionnaires et multi-vendus de WHAM! et de la carrière solo de George Michael.

Enregistré lors du concert mythique au Palais Omnisports de Paris-Bercy, étape de la tournée européenne « Faith Tour » en 1988 (la première tournée solo de la superstar), cet album met en lumière le talent vocal exceptionnel de George et son charisme sur scène. Véritable cadeau pour les fans inconditionnels, les spécialistes de la pop et les musicologues, l'album « The Faith Tour » est bien plus qu'un précieux témoignage d'une époque marquante de la musique pop : c'est un hommage à l'une des tournées les plus emblématiques et les plus citées de tous les temps.

THE FAITH TOUR propose des interprétations en direct de tous les tubes classiques de Faith, notamment « Faith », « Father Figure », « One More Try » et « Monkey », qui sonnent tous plus frais que jamais dans cette expérience cinématographique unique.

 

 

 

 

Pour ma part c'est en précommande. Faites attention, les frais de port pour la France sont conséquents.

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GEORGE MICHAEL - FAITH TOUR AU CINEMA !!

Publié le par Georgiafan

GEORGE MICHAEL - FAITH TOUR AU CINEMA !!

Bonne nouvelle, le film arrive. En Novembre en France !!

Une tournée légendaire. Conçue pour le grand écran. GEORGE MICHAEL : THE FAITH TOUR, exclusivement au cinéma au Royaume-Uni, le 6 novembre. George Michael fut l'une des stars les plus influentes de sa génération ; sa voix et ses compositions ont marqué toute une époque. Composé d'images 35 mm inédites et récemment redécouvertes de son concert de 1988 au Palais Omnisports de Paris-Bercy, ce nouveau film de concert capture George au sommet de sa créativité lors de la tournée Faith, qui a battu tous les records. Restauré et remasterisé avec soin, le film transforme un moment culturel marquant en une expérience cinématographique spectaculaire. Un court-métrage original de Mary McCartney ouvre le film, utilisant des images et des enregistrements audio récemment retrouvés datant de 1986-1988 – l'ère Faith – créant ainsi une véritable capsule temporelle, offrant un aperçu saisissant de l'état d'esprit de George à ce moment charnière de sa vie. Avec : George Michael Réalisateurs : David Austin, Andy Morahan Réalisateur du concert : Andy Morahan Réalisateur du court-métrage « Finding Faith » : Mary McCartney Producteurs : David Austin, Lucie Avery, Rosie Holley, Philip Noel

A suivre pour les dates en France.

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